Le Parlement, lieu du débat démocratique
Depuis deux siècles, le Parlement est le lieu par excellence du débat démocratique, celui de la confrontation des idées et des propositions, dans un cadre préservant
la parole de chacun.
Il n’est donc pas étonnant que les 20 lois importantes pour notre pays, dont nous parlons ce samedi 2 avril, aient été adoptées par le Parlement, ces 20 dernières années, parfois à l’issue de longs débats.
Nos concitoyens peuvent juger les procédures parlementaires interminables ou superflues. En permettant un travail approfondi, en commission comme dans l’hémicycle,
ces procédures garantissent la qualité de la prise de décision et celle de la norme commune. Elles sont les conditions d’un véritable débat démocratique.
Aujourd’hui, le Parlement, comme dans toutes les démocraties modernes, est en concurrence avec des initiatives de démocratie directe, dont le risque est, bien souvent, de n’avoir de démocratique
que le nom. Convaincu de la supériorité réelle de la démocratie représentative sur la démocratie d’opinion, souvent nourrie d’émotionnel, de raccourcis, voire d’amalgames, je crois qu’améliorer sans cesse les conditions dans lesquelles le Parlement élabore la loi est une nécessité.
La révision constitutionnelle de 2008, déclinée dans le nouveau Règlement de l’Assemblée nationale en 2009, permet au Parlement de s’adapter aux nécessités contemporaines, de défendre la qualité et la clarté de la loi ; elle revalorise le Parlement en modernisant ses méthodes de travail et ses processus de délibération.
Désormais, les conditions sont réunies pour que les 20 lois qui marqueront la vie des Français ces 20 prochaines années soient élaborées, discutées et adoptées dans
les conditions les plus favorables au débat démocratique.
Bernard Accoyer,
Président de l'Assemblée nationale