Le Prix du Livre Politique récompense tous les ans un ouvrage paru dans l’année écoulée qui contribue à la revalorisation de la pensée et de la réflexion politique et socio-politique. D’un montant de 5000 euros, il est remis par un jury de journalistes lors de la Journée du Livre Politique.
En 2004, l’association Lire la Société a créé un second prix sur le même thème : le Prix des Députés. Fruit d’un partenariat avec la SNCF, il est remis, chaque année, par un jury composé de parlementaires de l’Assemblé Nationale et récompense le « meilleur livre politique » qu’ils jugent avoir été publié dans l’année.
Vous pouvez adhérer à l'association en cliquant ici.

La remise du Prix du Livre Politique 2010 a eu lieu le samedi 10 avril 2010 à 12h30 à la Présidence de l’Assemblé nationale.
Le lauréat de cette 19ème édition est :
Le Sorcier de l'Elysée - L'histoire secrète de Jacques Pilhan
François Bazin
Plon, septembre 2009
Résumé des livres sélectionnés lors de la réunion du 16 décembre 2009 :
LE SORCIER DE L’ÉLYSEÉ – L’HISTOIRE SECRÈTE DE JACQUES PILHAN
François Bazin
Jacques Pilhan : une énigme. Un joueur de poker au service de deux présidents : François Mitterrand et Jacques Chirac.
Quatorze ans au cœur du pouvoir. Il a été le stratège secret de trois présidentielles, toutes gagnantes. Il savait tout, il tirait toutes les ficelles. Il a révolutionné la communication politique en France. Sa règle : celle de la rareté de la parole élyséenne. Il était l’anti-Sarkozy absolu.
De Lionel Jospin à Alain Juppé, en passant par Michel Rocard, Bernard Tapie ou Martine Aubry, toute une génération politique a fait appel à ses services.
Un livre bourré d’anecdotes, de portraits, de révélations. Le roman vrai de la Ve République.
Plon, septembre 2009
LA PROSPÉRITÉ DU VICE
Daniel Cohen
Ce livre étonnant est un voyage qui montre comment l’économie façonne la société. Une immense fresque aussi, qui fait passer de l’empire romain à celui d’Hollywood, de la crise des années 30 à celle des subprimes, de l’Allemagne du Kaiser à la Chine contemporaine. Un voyage inquiet, hanté par une question : comment l’Occident, qui a arraché l’humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales ? La question n’est pas seulement rétrospective. Le monde s’occidentalise aujourd’hui à vice allure : les tragédies européennes pourraient-elles se répéter, en Asie ou ailleurs ? La planète pourra-t-elle éviter un nouveau suicide collectif, écologique cette fois ? Comme la crise financière l’a brutalement rappelé, une incertitude d’ordre systémique plane sur le capitalisme : sait-il où il va, où il entraîne le monde ? Telles sont les questions graves dont dépend le XXIe siècle. Ce qui est frappant ici, c’est l’extraordinaire clarté de Daniel Cohen : jamais on n’avait retracé l’histoire de l’humanité et les incertitudes qui pèsent sur son avenir avec une telle concision, un tel sens des formules et une érudition, délivrée avec tant de sobriété.
Albin Michel, septembre 2009
MÉMOIRE ANNÉE ZÉRO
Emmanuel Hoog
La France a peur de sortir de l'histoire. Sa mémoire dans un monde numérique explose. Son roman national est en crise. Un nouvel horizon peut-il se dégager ?
Notre mémoire nationale est en crise. Notre roman national est en panne. Ainsi naît notre peur, un peu honteuse de sortir de l’histoire.
D’une mémoire laïque fondée sur l’histoire, nous passons à une mémoire -religion- que cultivent toutes les politiques identitaires. Nous rentrons dans l’ère de la mémoire numérique, où noyée dans un océan de signes, plus rien ne s’oublie, où tout peut se rappeler à nous-mêmes, dans un « perpétuel présent » ?
Depuis plus de cinquante ans, la mémoire est devenue un devoir, après la tragédie absolue de la Shoah, posée comme pierre fondatrice de notre Europe. En face, le droit à l’oubli, dans nos sociétés techniques du numérique du « tout mémoire », s’impose comme un absolu démocratique.
La crise actuelle est aussi culturelle, les débordements économiques actuels sont nés de véritables défaillances culturelles. D’une perte de repères historiques. D’une absence de mémoire. Nous refaire une mémoire moderne, voilà sans doute, notre plus essentiel défi, pour éviter de voir le monde nous oublier, et nous-mêmes nous cantonner à mimer avec nostalgie les fables de notre enfance.
Seuil, septembre 2009
LE POUVOIR NE SE PARTAGE PAS
Edouard Balladur
De 1993 à 1995, François Mitterrand, président de la République, et Edouard Balladur, Premier ministre, ont eu ensemble de très nombreuses conversations. Celles-ci, rapportées pour la première fois, permettent de comprendre comment, dans une situation exceptionnelle et incommode de partage du pouvoir, fut assurée la direction de l’État, quels furent les ressorts de l’action gouvernementale, l’explication du comportement de ses différents acteurs. Conscients de leurs divergences, les deux interlocuteurs tantôt se ménagent, tantôt s’opposent. Ils collaborent lorsque l’intérêt du pays l’exige sans oublier jamais qui ils sont ni ce qu’ils veulent.
Ces conversations révèlent les relations personnelles entre deux hommes qui, placés à la tête du pays, étaient de convictions et d’intérêts opposés. La complexité de ces relations où la méfiance alterne avec la confiance, où les arrière-pensées affleurent à la surface des propos, éclaire un pan de notre histoire récente.
Fayard, septembre 2009
BESANCENOT, L’IDIOT UTILE DU SARKOZYSME
Renaud Dély
Tête de gondole du trotskisme à visage humain, Olivier Besancenot s’est imposé en gendre idéal de la Révolution. Aux yeux du peuple de gauche, il apparaît comme le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. En réalité, il en est surtout le meilleur allié ! Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas qui distille deci-delà des petits coups de pouce. Le Président l’a dit : il veut faire de Besancenot le « Le Pen de la gauche ». Et l’intéressé se complaît dans ce rôle de marionnette, d’«idiot utile du sarkozysme », ravi d’être servi par le sommet pour mieux combattre ses deux seuls vrais ennemis : le PS et les grandes centrales syndicales.
Mais derrière cette complicité apparente pour anéantir le PS, se cache un danger plus profond : Sarkozy et Besancenot rongent notre modèle laïc et républicain par les deux bouts. L’héritage historique de la République, une certaine idée du vivre-ensemble, le fonctionnement apaisé d’une démocratie parlementaire équilibrée : tout cela fait horreur à ces deux bêtes médiatiques qui recourent aux mêmes armes, aux mêmes méthodes, aux mêmes artifices pour imposer leur Révolution à eux. Le libéral et l’autoproclamé chef des anti-capitalistes se retrouvent autour d’une forme de programme commun qui, plutôt que d’apaiser, rassembler, souder les français face aux difficultés, oppose catégories et communautés, « gros » et « petits », « exploités » et « profiteurs », etc.
Renaud Dély nous raconte les petits coups de mains et les stratégies secrètes de ce vrai couple de faux ennemis !
Bourin, octobre 2009
Président :
- Alain-Gérard Slama, essayiste, éditorialiste, professeur à Sciences Po
Secrétaire général :
- Jean-Michel Helvig, Rédacteur en chef, La République des Pyrénées
Membres du jury :
- Max Armanet, Directeur du développement, Libération
- Emilie Aubry, Ecrire la Politique, LCP-Assemblée nationale
- Alexis Brézet, Directeur de la rédaction, Le Figaro Magazine
- Arlette Chabot, Directrice générale adjointe, France 2
- Philippe Chaffanjon, Directeur, France Info
- Elisabeth Chavelet, Rédactrice en chef, Paris-Match
- Michèle Cotta, Editorialiste, LCP AN et Direct 8
- Gérard Courtois, Éditorialiste, Le Monde
- Matthieu Croissandeau, Journaliste, Le Nouvel Obs
- Chantal Didier, Éditorialiste, L’Est Républicain
- Sylvain Gouz, Conseiller du directeur de la rédaction, France 3
- Bernard Guetta, Éditorialiste, France Inter
- Anita Hausser, Rédactrice en chef adjointe, France Soir
- Laurent Joffrin, PDG, Libération
- Gérard Leclerc, Président, LCP-Assemblée nationale
- Sylvie Maligorne, Chef du service politique, AFP
- Marie-Ève Malouines, Chef du service politique, France Info
- Dominique de Montvalon, Directeur du service politique, France Soir
- Luce Perrot, Présidente-fondatrice, Lire la politique
- Hélène Pilichowski, Éditorialiste, Le Dauphiné Libéré
- Pascal Riché, Rédacteur en chef, Rue89.com
- Brice Teinturier, Directeur général adjoint, TNS Sofres
Comité de lecture :
- Philippe Albiez, Directeur-adjoint du cabinet du Président de l’Assemblée nationale
- Philippe Méchet, Sciences Po – Secrétaire général, Lire la politique