
Partenaire de la Journée du Livre d'Économie
Édito pour la Journée du Livre d'Économie 2009,
d'Érik Izraelewicz,
Directeur de la rédaction de La Tribune.
Vive la crise, vive le livre !
La crise a fait le lit du livre ! Jamais on n’avait autant publié en France de livres sur la crise. Difficile aujourd’hui de les dénombrer ! Et c’est heureux. C’est la preuve d’abord que le livre en papier n’est pas mort. C’est la démonstration aussi qu’il y a aujourd’hui, dans l’opinion, un énorme besoin de compréhension des phénomènes économiques. C’est le signe, enfin, que les Français considèrent, à juste titre, que le livre reste un instrument exceptionnel pour aider à appréhender la réalité, dans sa complexité. Cette avalanche de livres sur la crise, aux approches et aux thèses extraordinairement différentes, répond donc à un besoin. C’est incontestable.
Á La Tribune, on s’en réjouit. Reste que face au choix ainsi offert, le lecteur a de quoi rester pantois. Il peut aussi préférer, à ces multiples réflexions généralement très intelligentes mais souvent redondantes sur la crise, des livres ouverts à d’autres problématiques, peut-être davantage porteuses d’avenir – sur l’or noir, l’or vert ou l’or bleu. C’est là que le Prix du livre d’économie peut lui apporter quelque chose – la sélection, l’aide à la décision.
La Tribune, le journal qui considère que l’on peut parler de choses sérieuses (l’économie) sans être ennuyeux, ne pouvait que s’associer, à nouveau, à ce Prix et à cette Journée du livre d’économie. Et s’en féliciter.